Post-pod #37(Live au Back Room XX)

⊗ Le site du Festival Black Movie, édition 2019

Première partie du podcast avec Alexia Scappaticci:

⊗ Le site  de l’association Le Refuge, Genève

⊗ Les références des 4 films évoqués:

Several Conversations About a Very Tall Girl (Bogdan Theodor Olteanu), 2018
Marilyn (Martín Rodríguez Redondo), 2018
José (Li Cheng), 2018
Prisoner of Society (Rati Tsiteladze), 2018

⊗ Dissidence sexuelle

Ce terme est mobilisé cette dernière décade en Amérique Latine pour nommer et revendiquer des identités, des pratiques culturelles et de mouvements politiques qui ne sont pas alignés à la norme socialement imposée de l’hétéronormativité. Pour Hector Salinas, chercheur académique de L’université autonome de la ville de Mexico  (UACM), le terme de « dissidence » est plus correcte que celui de « diversité » qui inclut également l’orientation hégémonique de l’hétérosexualité, la plaçant sur un même plan que les autres formes de sexualité – pourtant discriminées.

Déf de dissidence : « Action ou état de quelqu’un ou d’un groupe qui ne reconnaît plus l’autorité d’une puissance politique à laquelle il se soumettait jusqu’alors ; groupe de dissidents : Un mouvement de dissidence. » (Larousse en ligne)

Un exemple de propos tenu sur cette notion par le CUDS -Colectivo Universitario de Disidencia Sexual, Chili:

Extraits de leur présentation sur leur site (traduit de l’espagnol au français):

« CUDS est un collectif chilien qui milite depuis plus de dix ans dans le domaine de l’activisme esthétique féministe et des pratiques de micropolitique de la résistance. Le travail de CUDS oscille entre production théorique, intervention dans le monde universitaire et irruption dans les imaginaires sexuels normatifs. CUDS est un collectif sans affiliation institutionnelle. CUDS n’a pas d’historique linéaire. (…)

Nous sommes un collectif qui questionne nos imaginaires normatifs sur le corps et la sexualité depuis Santiago du Chili.(…)

Alors que certain·e·s travaillent dans la classification et la taxonomisation, nous sommes ici avec nos corps désobéissants pour casser la différenciation traditionnelle entre les sexes qui semblait jusqu’à récemment nous constituer.

Quand ils disent « diversité », nous insistons sur « dissidence ».

Lorsque nous énonçons la « dissidence sexuelle » au Chili, nous nous référons à une position de singularité. La dissidence sexuelle nous place à une distance radicale et critique des autres formes de politique sexuelle traditionnelle, telle que la « diversité sexuelle ». La « diversité » fait référence à une sémantique inoffensive et multiculturaliste de tolérance complice du marché néolibéral. (…)

La dissidence sexuelle dénote une résistance constante au système sexuel dominant. À son hégémonie économique et à sa logique postcoloniale.

Même si la dissidence sexuelle présente des coïncidences avec certains postulats de la théorie et de la politique queer, nous rejetons le terme « queer » en tant que mot qui donne un sens absolu aux pratiques critiques dans l’espace local de l’Amérique latine. Nous n’assumons pas le terme queer en tant que stratégie de représentation de l’identité de soi en Amérique latine, car, en l’énonçant dans nos géographies culturelles, ce mot perd sa charge politique et contestataire. Deuxièmement, parce que placer les pratiques de dissidence sexuelles chiliennes dans la nomenclature «queer» ignore les généalogies différentielles des processus locaux, qui n’ont pas suivi les mêmes voies politiques, esthétiques ou réflexives que les politiques et théories nord-américaines. (…)

La dissidence sexuelle défie l’idée d’un pouvoir subversif attribué à une certaine identité (lesbienne, gay, queer, homosexuel, garçon manqué, cyborg, travesti, métis, intersexuel, transgenre, drag, mama-drag). La subversion du sexe / genre ou du système hétéronormatif n’est pas liée à l’avance à un modèle d’identité ou à une figure subversive particulière, mais à la relation critique et radicale entre une pratique et son contexte. (…) »

2ème partie du podcast avec Akua Gyamfi et Tereza Fisher

⊗ Le site de British Black list et un super podcast avec Akua Gyamfi, Blacticulate #55 ou encore une courte vidéo

⊗ Le site de FilmBulletin dont la rédactrice en cheffe est Tereza Fisher. Tereza nous a évoqué le réseau suisse des femmes dans l’audiovisuel : SWAN

⊗ Quelques uns de leurs coups de cœur cinématographiques :

The Favourite, Yorgos Lanthimos, 2018

If Beale Street Could Talk, Berry Jenkins, 2018

Cold war, Pawel Pawlikowski, 2018

Been so long, Tinge Krishnan, 2018

Burning, Lee Chang-dong, 2018

Roma, Alfonso Cuarón, 2018